Interview Guadeloupe 1ère-40 degrés à l’ombre

Samedi 27/08/2016 – Passage dans l’émission radio 40 degrés à l’ombre avec Sylviane Mongis sur Guadeloupe 1ère

IMG-20160807-WA0002C’est avec beaucoup de stress que je me suis rendue dans les studios de Guadeloupe 1ère, une des chaînes du groupe France télévision pour les outre-mer. Stressée car, originaire de la Guadeloupe, je ne voulais pas bredouiller alors que mes compatriotes guadeloupéens écoutaient.

Pour me détendre, tandis que j’attendais mon tour dans le petit salon attenant, j’ai saisi mon petit carnet, histoire de coucher sur le papier quelques idées pour le prochain tome du Voyageur Bleu.

Des enceintes me parvenaient l’invité qui me précédait. J’ai arrêté d’écrire pour l’entendre parler d’un sujet qui m’intéresse beaucoup: la salsa, la bachata… en gros la danse latine que j’affectionne particulièrement.

J’aime danser et la salsa, la bachata font partie de mes danses que je préfère. Petit à petit, je me suis détendue et c’est avec l’esprit plus serein que j’ai suivi Sylviane l’animatrice de 40 degrés à l’ombre. Je me suis installée sans trop savoir où mettre mes mains mais je vous rassure, elles ont su quoi faire toutes seules dès que l’interview à commencer! (ça se voit dans la vidéo!)

FB_IMG_1472388728607Mise en confiance par l’entrain et le sourire de Sylviane, j’ai eu l’impression d’être dans une conversation avec une amie à discuter de mon livre. J’ai beaucoup apprécié cette expérience inédite pour moi et c’est avec plus de confiance que j’ai pris la parole et que j’ai eu envie de partager avec les auditeurs mon univers et Le Voyageur Bleu.

Lecteurs, ceux qui n’ont pas entendu mon passage en radio, je vous invite à regarder un petit bout de l’interview. Il vous donnera peut-être envie à vous aussi de découvrir mon monde 😉

C’est par ici ===> Interview Guadeloupe 1ère

Extrait Manuscrit Révèle-toi

Droit d'auteur a href='httpfr.123rf.comprofile_serrnovik'serrnovik  123RF Banque d'imagesa

Amanda Grenfield

Ce fut la sensation de froid et la dureté du sol qui me réveillèrent. Pourtant, j’avais peur de bouger comme si instinctivement je sentais le danger. Je me souvins alors de ce qui s’était passé. Ce n’était pas juste une impression. J’étais en danger ! On m’avait droguée et probablement enlevée. Les membres mous, je me retournai sur le ventre pour me mettre à quatre pattes.

Rectification, le sol n’était pas froid mais gelé. Je ne portais qu’un soutien-gorge et une culotte, de quoi satisfaire au minimum ma pudeur. Je tournai la tête de gauche à droite pour observer mon environnement. Je refoulai le sentiment de panique qui m’assaillit. J’étais dans une cage en verre. Des hommes et des femmes, eux aussi peu vêtus, étaient dans la même situation que moi. Contrairement à moi, toutefois, ils étaient encore endormis.

Je ne voyais que des murs en béton gris avec une unique porte coulissante qui me faisait face. Sur ma gauche, j’apercevais des chariots roulants avec dessus ce qui semblait être des seringues et autres ustensiles barbares. Je blêmis alors que toutes sortes de pensées néfastes me traversaient. Où j’avais atterri bon sang ? Je n’avais aucune envie de découvrir ce à quoi servaient ces outils de torture !

Ce qui effleurait mon nez depuis mon réveil ne me rassurait pas non plus. Une odeur aseptisée, pareille à celle qui venait vous titiller dans les hôpitaux ou tous lieux médicaux. Moi, elle me rappelait le dentiste et je dois dire que je détestais y aller. Contrairement aux autres enfants, ce n’était pas à cause de la douleur d’après arrachage de dents. Non, c’était à cause de cette odeur qui vous happait bien avant la douleur, qui annonçait sournoisement que vous alliez passer sur le billot. Je faisais confiance à mon nez et il me disait à cet instant que c’était ce qui allait m’arriver si je ne me bougeais pas le cul. Je devais m’évader, m’éloigner ou bien je ne donnais pas cher de ma peau.